Ah ! La Route 66 ! Lieu de pèlerinage pour tous les étrangers qui veulent voir ce que sont pour de vrai les USA. Ils ne doivent pas être déçus. Le temps d’une rue, dans chaque ville qui en sont traversées, tout ressemble aux années 50. Des belles caisses aux super « diners » (prononcer daïneurssss), des cowboys à Betty Boop, du coca à la country, tout y est. Hier, nous passions par Williams par ce que c’était sur notre route, tout simplement, mais l’arrêt s’est imposé à nous lorsque nous constatâmes que la route 66 était comme une immense blague. On croise des Français qui se plaignent de voir trop de Français, comme nous, et devant nous, puis qui nous saluent d’un bonjour pas du tout amical. Victor marmonne que s’ils veulent voir autre chose que des étrangers, et surtout « la vraie vie américaine », il faut peut-être qu’ils s’éloignent un peu de la route la plus célèbre au monde. Remarquons tout de même que les Américains prennent un réel plaisir à se déguiser et à vivre de manière quelque peu artificielle pour appâter le touriste. En fait, ils sont très sincères dans cette démarche, ce qui nous les rend sympathiques. On rentre dans une toute petite boutique de cow-boys (ça existe) et le monsieur d’une soixantaine d’années nous dit qu’il a des racines françaises (auxquelles il a l’air de tenir beaucoup), que ses ancêtres ont quitté Bordeaux il y a 100 ans.
mercredi 17 juin 2009
La Route 66
mardi 16 juin 2009
Grand Canyon (traduisez Gorge Grande)
Rien à dire sur le Lake Powell, hormis le fait que ce soit un lieu récréatif pour américain navigateur. Il n’y a que des pick-ups tirant des gros bateaux.
Monument Valley
Mesa Verde
Wahou. On s’en est mis plein la vue, un truc de ouf guedin. Dans un premier temps, avec des paysages très étonnants provoqués par divers incendies. Des hectares et des hectares d’arbres morts et pourtant toujours debout. Impressionnant (on ne pourrait pas en faire autant). Ensuite, les Anasazis ont laissé des traces incroyables de ce qu’étaient leurs vies. Les recherches archéologiques y perdurent et les choses sont présentées avec beaucoup plus de pincettes qu’au village Aztec. Les images qui suivent ressemblent étrangement à des maquettes, mis l’image qui suivra les images qui vont suivre vous donnera une échelle réaliste.
jeudi 11 juin 2009
Taos
mardi 9 juin 2009
Santa Fe
A Sante Fe, nous avions rendez-vous avec Ben devant une épicerie. On s’est posé quelques questions parce que d’habitude, les gens nous proposent d’aller directement chez eux. Après avoir fait quelques courses, nous l’avons donc suivi chez lui. Ce n’est pas à Santa Fe même, mais dans un village, juste à côté, Tesuque. Là, nous empruntons un chemin, le long duquel il nous fait signe de nous garer. On descend, prend quelques affaires, et le suivons dans le chemin qui mène chez lui. Chez lui, c’est une caravane en alu de 1957 si nos souvenirs sont bons, posée à côté d’une cabane, au milieu d’herbes folles. Nous avons passé une soirée sur le porche de cette cabane à discuter, puis il nous a laissés la caravane et a dormi dans la cabane.
Le lendemain, c’est Bethany, une copine de Ben, venue tout droit du Texas, qui nous a pris en charge. Elle nous a emmenés au « marché aux puces » version américaine. Il s’agit davantage d’un marché d’artisanat local. C’est beaucoup de bijoux, mais aussi d’épices et de bouffe en général. Après avoir dépensé quelques dollars, Bethany nous a emmenés faire un tour dans les montagnes, avec de jolies vues sur la plaine. Et pour finir la promenade, nous avons fait un tour sur Canyon Road, la rue des galeristes de Santa Fe (3° plus grande ville de commerce d’art des Etats-Unis) et dans le centre historique de la ville.
Albuquerque
Albuquerque nous a plongé en plein cœur du Nouveau Mexique par son architecture « adobe ». Mais si, vous savez, les murs rouges, avec un enduit qui fait que les murs sont pas droits. C’est vraiment très beau. Le vieux centre d’Albuquerque n’est fait que de ça. Et c’est pas du toc, comme on en voit sur les bâtiments plus récents. Bref, dans cette région du Nouveau Mexique, les bâtiments en « adobe » sont légions, et nous ne voyons désormais plus que ça.
Mis à part se promener dans la ville, nous n’y avons pas fait grand chose. L’ambiance était tout simplement plaisante.
Roswell
jeudi 4 juin 2009
Déambulation au Nouveau Mexique
Parce que nous sommes fiers, nous avons décidé que la géographie n’aurait pas raison de nous et que nous trouverions ce p.t… de site de Three Rivers Pétroglyphs. Les pétroglyphes sont la trace laissée par les indiens vieux d’il y a 5000 ans. Ce sont des représentations d’animaux, de personnes gravées dans la roche. En voici quelques images (vous comprendrez ici que nous avons vaincu).
Carrizozo
Un drôle de nom pour une ville pourtant pas tellement drôle. On s’y est retrouvé un peu par hasard. Pour la première fois depuis le début, on s’est plus ou moins perdu. Nous voulions voir les pétroglyphes mais fûmes incapables de mettre la main dessus. On a donc roulé, le destin nous conduisant sur les pas de Billy the Kid, à Lincoln. Les cartes américaines ont le don de vous indiquer par des gros points des villes constituées uniquement d’une rue de 100 mètres de longueur. C’est le cas de Lincoln. En tout cas, c’est une fois arrivés là bas qu’on a constaté qu’on s’était égaré. Qu’importe. Nous iront à Carrizozo voir la Vallée des Feux. Carrizozo est plus grande que Lincoln mais tout aussi morte. Un glacier seul en guise de commerce a pu nous faire la monnaie dont nous avions besoin pour le camping. Retour dans les années 50. Nous voici donc à planter la tente au milieu de roches volcaniques. Pas simple me direz vous. Impossible même. Nous avons donc posé des gros cailloux pour la retenir. Mais la force du vent nous a obligé à battre en retraite et à finir la nuit dans la voiture.
dimanche 31 mai 2009
Le Big Bend National Park
Heureusement pour notre survie, les seuls monstres rencontrés ressemblaient à ça.
Pour un désert, ça allait. La température était tout à fait presque supportable et notre super glacière a gardé nos aliments bien frais. On a dormi dans un camping où il y avait des toilettes et de l’eau potable. Bref, ça a été. Beaucoup de randonnées en voiture et/ou à pied. Superbe expérience. Conseillée sincèrement à tous ceux qui comptent un jour aller chez les amerloques.
Et puis, juste pour vous, un cours de cuisine, âmes sensibles s'abstenir.
vendredi 29 mai 2009
San Antonio, le retour
Nous voici quittant San Antonio pour aller dans le célèbre parc national de Big Bend. Nous avons été hébergés avant hier par une famille hyper texane. Il sont fous de musique country, blues, rock et texane. A eux 4, ils ont formé un groupe de musique familiale, ce qui, apparemment est assez répandu dans le coin. En plus de ça, Andreas, le papa, est dirlo de l’école Montessori de San Antonio. Bref, la famille était assez intrigante. Le soir, nous sommes allés dans un bar (vidéo). Nous qui avions prévu de rester finalement 2 jours dans cette ville pour gagner du temps et rallonger notre périple vers l’Ouest, us voilà appelés à rester le lendemain soir car une fête, nous dit-on, sera organisée le mercredi chez eux et on ne doit pas manquer ça. On décide donc de rester et après une visite dans l’école d’Andreas et quelques heures de déambulation dans la ville et dans des parcs, on se retrouve au milieu de guitaristes, chanteurs, harmonicistes (re-vidéo)… Victor s’y est mis lui aussi. Il a tapé sur un djembé le temps de 2 chansons. C’était vraiment une soirée géniale. On en gardera des souvenirs plein la tête.
Sinon, les photos qui suivent seront sans doute pas mal, parce que là où on est, c’est pas mal. Ca cartonne même.
mardi 26 mai 2009
San Antonio
Nous sommes donc arrives ici hier. La ville me plait bien. Elle a des senteurs mexicaines : la ville est pleine de mexicanos, de produits mexicains et de vrais restos mexicains. C'est parce qu'on s'approche de la frontiere. Cette nuit nous avons dormi chez Dale et Stacey. Ils sont fous d'espace, de fusees, de soucoupes volantes et tout ca. Ils font des lampes, des veilleuses, des bijoux, des miroirs autour de ce theme et vivent de ca. Leur maison est une ancienne epicerie. Elle a pas mal de cachet. On a pas grand chose a vous montrer de la ville pour l'instant mais on y reste encore un peu et on compte bien faire des photos aujourd'hui. Donc, excusez pour le manque de matiere de ces derniers articles, on vous promet de nous reprendre en main!
Rototo distingue !
Dodge Avenger
Elle sonne comme une américaine, design sonore très plaisant, excepté le coup de klaxon à la fermeture des portes, très étrange.
Bref, nous voilà aux commandes d’une grosse berline. Malgré tout, je pense que nous passons inaperçus sur les routes, entre les 4x4, les pick-ups et les camions (pas si gigantesques que ça au passage).
Galveston
Galveston, oh, Galveston. Encore une ville que nous avions note sur le cahier sans plus trop nous rappeler le pourquoi du comment... Pas grand chose a en dire du coup. Quelques maisons etaient en assez mauvais etat apres le passage d'un ouragan. Ca c'etait impressionnant. Apres ce court passage dans la ville, on est parti en direction de Gonzales pour camper, puis de la, on est parti pour San Antonio. (desole pour le manque d'accent & co, mais nous vous envoyons tout ca depuis un ordinateur americain et sommes du coup limite dans les touches...)
Poutous distingues
dimanche 24 mai 2009
Allô la France, ici Houston !
Hier, après une grasse mat’ de fou, nous sommes partis pour Houston où nous sommes arrivés en fin de journée.
C’est une ville très chouette. Aujourd’hui nous partons pour Galveston (tous à vos cartes).
Lafayette
Nous avons passé une nuit en motel à Lafayette (extrait vidéo Anachronisme), puis sommes allés à la rencontre de l’histoire des Acadiens.
Victor raconte : « En fait les français ont fuit leur pays natal pour des raisons qu’on ne saurait dire et sont allés en Acadie (Nouvelle Ecosse actuelle, située au Canada). Sur la route beaucoup de morts (nous sommes au début du 18ème siècle). La couronne britannique envia rapidement ce que les 50 familles françaises arrivées à bon port avaient créé : un petit paradis agricole. En 1755 : Le Grand Dérangement. Les français, en minorité face aux anglais, sont déportés. D’abord, les hommes sont séparés de leurs femmes et leurs petiots, puis tous sont renvoyés vers la France et l’Angleterre. Ils sont rejetés de partout (les français refusent de les reconnaître en tant que français). Ils pleurent. Par la suite, les français (qui accusent officiellement les anglais de génocide)se disent : on a une colonie à exploiter, exploitons la. Et c’est ainsi qu’à la fin du 18ème siècle, les Acadiens se retrouvent à migrer vers la Louisiane. » Inutile de préciser que Victor a dormi une bonne partie du film.
Puis, nous nous sommes promenés dans Lafayette. Sur la Place Sans Souci, se trouve un monument qui a attiré notre attention. Je vous propose d’en regarder quelques clichés en essayant de trouver la signification. Attention la réponse se trouve sur la fin du diaporama.
Maintenant que vous savez de quoi il s’agit, quelques petites explications complémentaires, par votre même guide. Ces deux poutres rouillées ont été extraites de Ground Zero telles qu’elles l’étaient après l’attaque. Elles symbolisent donc les tours jumelles, à l’échele 1/100. L’orientation est la même. Des petites pancartes indiquent l’heure à laquelle les avions se sont lamentablement vautrés dans les tours, et à quelle heure ces mêmes tours se sont à leur tour lamentablement vautrées. Ces poutres sont dressées sur un pentagone en béton, symbole, vous l’aurez deviné, du Pentagone de Washington, lui aussi touché par une attaque. Encore une fois, échelle 1/100 et même orientation. Vous pouvez même voir sur la photo d’ensemble, l’endroit où l’avion s’est écrasé, symbolisé par une marque dans le béton (avec les graviers).
Le reste de la ville est globalement vide. On n’y voit personnes, l’ambiance est pesante. Comme partout ailleurs aux Etats-Unis, on voit sur les portes d’entrées des magasins, bars et autres la liste des obligations et interdictions, ce qui nous donne toujours une envie folle d’y pénétrer. Quelques beaux bâtiments, mais globalement, nous n’avons pas très envie de traîner.
vendredi 22 mai 2009
Le Bayou
La Nouvelle-Orléans
C’est une ville plus européenne que n’importe quelle ville européenne. En fait c’est la première ville états unienne que l’on croise à avoir un vrai centre ville. Sinon, bars, restaurants, casinos, magasins se trouvent en banlieue dans des zones que l’on pourrait comparer à Trignac à St Nazaire ou à la zone de l’Ecuyère pour les Choletais. À la sortie des bars, dans une surface de 20m de longueur, on croise aussi bien des junkies que des soixantenaires bedonnants. C’est une ville éclectique où il fait bon de marcher. La musique sonne de partout.
