mercredi 17 juin 2009

La Route 66

Ah ! La Route 66 ! Lieu de pèlerinage pour tous les étrangers qui veulent voir ce que sont pour de vrai les USA. Ils ne doivent pas être déçus. Le temps d’une rue, dans chaque ville qui en sont traversées, tout ressemble aux années 50. Des belles caisses aux super « diners » (prononcer daïneurssss), des cowboys à Betty Boop, du coca à la country, tout y est. Hier, nous passions par Williams par ce que c’était sur notre route, tout simplement, mais l’arrêt s’est imposé à nous lorsque nous constatâmes que la route 66 était comme une immense blague. On croise des Français qui se plaignent de voir trop de Français, comme nous, et devant nous, puis qui nous saluent d’un bonjour pas du tout amical. Victor marmonne que s’ils veulent voir autre chose que des étrangers, et surtout « la vraie vie américaine », il faut peut-être qu’ils s’éloignent un peu de la route la plus célèbre au monde. Remarquons tout de même que les Américains prennent un réel plaisir à se déguiser et à vivre de manière quelque peu artificielle pour appâter le touriste. En fait, ils sont très sincères dans cette démarche, ce qui nous les rend sympathiques. On rentre dans une toute petite boutique de cow-boys (ça existe) et le monsieur d’une soixantaine d’années nous dit qu’il a des racines françaises (auxquelles il a l’air de tenir beaucoup), que ses ancêtres ont quitté Bordeaux il y a 100 ans.

On s’en va ensuite de Williams, direction Kingman (c’est juste parce que c’est sur la route pour Las Vegas). On s’était dit qu’on y prendrait un motel pour une bonne nuit. Le moins cher tout de même. Notre chambre est à environ 20 mètres de la voie ferrée. Ca tombe bien parce que je voulais faire des photos de trains. C’est le matin. On a pas très bien dormi. A cause des trains.


Bien le Bonjour des Bourlingueurs

mardi 16 juin 2009

Grand Canyon (traduisez Gorge Grande)

Rien à dire sur le Lake Powell, hormis le fait que ce soit un lieu récréatif pour américain navigateur. Il n’y a que des pick-ups tirant des gros bateaux.

Grand Canyon. On y voit un canyon. Il est grand. Il y a aussi un nombre très très important de touristes. Nous en faisions bien entendu partie. Mais quand même ils sont beaucoup ces touristes. Plus que nous. On est que deux.


Anglo-saxon Affublé

Monument Valley

Un nom qui vous parle à tous. A nous aussi, ça nous parlait. Un peu trop. L’endroit aurait dû nous impressionner, nous happer tout entier, mais rien de tout cela. Notre sentiment fut plutôt d’être dans une carte postale publiée en trop d’exemplaires, qui a mal vieillie et a été trop vue de partout. Pourtant, il suffit de s’arrêter un petit moment pour comprendre la magie du lieu. Autre chose aussi. Les indiens sont vendeurs. Ils vous arrêtent et vous proposent jeep, chevaux et tout ce que vous voulez pour une somme bien trop importante pour nous. Des stands de bijoux, flèches, vêtements traditionnels attendent les visiteurs un peu partout sur le site. Leur sens commercial c’est sans doute développé grace à Goulding’s, réalisateur et ami des indiens qui a fait de Monument Valley un des lieux les plus touristique au monde. Il y a créé une ville et tout porte son nom. Il a proposé la vallée comme décors des films de John Ford qui s’en est servi pour 9 westerns de légende. C’est peut être aussi pourquoi le lieu nous est tellement familier. Et maintenant retour en Arizona vers le Lake Powell.



Zébu (z'ai pu soif) distingué

Mesa Verde

Wahou. On s’en est mis plein la vue, un truc de ouf guedin. Dans un premier temps, avec des paysages très étonnants provoqués par divers incendies. Des hectares et des hectares d’arbres morts et pourtant toujours debout. Impressionnant (on ne pourrait pas en faire autant). Ensuite, les Anasazis ont laissé des traces incroyables de ce qu’étaient leurs vies. Les recherches archéologiques y perdurent et les choses sont présentées avec beaucoup plus de pincettes qu’au village Aztec. Les images qui suivent ressemblent étrangement à des maquettes, mis l’image qui suivra les images qui vont suivre vous donnera une échelle réaliste.

Après un dernier pique-nique au Mesa Verde, nous sommes partis en début d’après midi pour Monument Valley. Nous sommes passés par l’Arizona et par Four Corners qui lie de façon exacte, c’est à dire en un point précis, Nouveau Mexique, Arizona, Utah et Colorado. Victor ayant une certaine passion pour les cartes et notamment pour ces espaces si précis sur une planète tellement immense se plaisait à passer par là. La déception vint lorsque nous aperçûmes un petit guichet qui nous signalait la nécessité de payer simplement pour se trouver sur ce point. Retour donc sur la route principale. Les paysages sont magnifiques, les roches d’un rouge presque contre nature et les espaces toujours aussi immenses. Notre bref passage à Kayenta nous suffit. Pour vous situer géographiquement et politiquement, nous sommes en pleine réserve indienne. La réserve des indiens Navajos encercle celle des indiens Hopi. Kayenta est une des principales villes. Elle est triste. On s’est arrêté dans un supermarché pour faire nos quelques courses pré camping. Un vieil indien a voulu rapprocher au maximum son caddie de son énorme pick up et n’a pas hésité pour cela à le cogner contre notre voiture (alors que nous étions encore dedans) plutôt que dans la sienne et re-rentrer dans notre voiture (nous étions toujours dedans) pour le reculer une fois ses courses rangées. Soit. Nous nous dirigeons tout de même dans le but de nous offrir un peu de bière pour le soir. On en avait envie. Pas de rayons d’alcool. Nulle part. Cela n’a que peu d’importance pour nous, il ne s’agissait que d’un petit luxe dont on peut tout à fait se passer. Il s’agit en fait d’une interdiction stricte sur tout le territoire indien. Ceux-là estiment que l’alcool est un objet de perversion trop important. En revanche, le tourisme et l’argent sont loin d’en être. 28$ de camping. Les planteurs de tentes se font toujours aussi rares (la plupart des gens préfèrent un camping car de la taille d’un bus) mais ils sont bien là, avec leurs tentes Quechua. Ils sont français. Adieu le sentiment de privilège, bonjour la sensation d’être des touristes parmi tant d’autres. (pleurez tous maintenant. Plaignez nous.)


Yucca distingué

jeudi 11 juin 2009

Taos

Après notre première nuit en auberge de jeunesse, on s’est complètement laissé guider par les conseils de Bethany et on a commencé par aller en début de matinée se baigner dans un hot spring. Ca revient à un jacuzzi en pleine nature(avec moins de bulles tout de même). C’était dans un cadre magnifique, puisqu’il s’agissait du Rio Grande. Ensuite, toujours la même Bethany nous avait parlé de maisons faites de bouteilles et d’un point de vue impressionnant sur le fleuve. Nous avons donc pris l’US 64 pour nous rendre sur ces lieux. Effectivement, nous avons eu un bigre de point de vue sur le Rio Grande, et nous avons vu ces habitations. C’est une sorte de communauté nous pensons, faites de gens qui construisent eux-mêmes leur maison, avec l’aide des autres, et beaucoup de matériaux de récupération : pneus, cannettes en verre et en aluminium, …Le tout rend des baraques multiformes et multicolores, dommage qu’il faille payer 10$ pour visiter une sorte de maison témoin. Pour plus de renseignements, allez voir sur earthship.com On ne l’a pas fait mais c’est sans doute très bien.

Dans l’après-midi, notre guide Let’s Go (genre de Routard, qui nous avait été offert par Kyle et Erin, on ne vous l’avait pas dit), nous conseillait de nous rendre dans le Pueblo de Taos, site inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité. Effectivement, c’est impressionnant et magnifique, mais rempli de touristes. Il fallait payer 5$ chacun pour entrer, plus 5$ si on avait un appareil photo. On n’a pas payé le surplus mais on a quand même pris des photos, parce qu’il faut pas déconner. Des indiens vivent encore ici, et donnent l’impression d’animer leur village pour les visiteurs.

Nous voilà désormais rendus près du Mesa Verde National Park, après avoir visité les Aztec Ruins, sorte d’apologie de l’archéologie à deux balles.


Xylophone distingué

mardi 9 juin 2009

Santa Fe

A Sante Fe, nous avions rendez-vous avec Ben devant une épicerie. On s’est posé quelques questions parce que d’habitude, les gens nous proposent d’aller directement chez eux. Après avoir fait quelques courses, nous l’avons donc suivi chez lui. Ce n’est pas à Santa Fe même, mais dans un village, juste à côté, Tesuque. Là, nous empruntons un chemin, le long duquel il nous fait signe de nous garer. On descend, prend quelques affaires, et le suivons dans le chemin qui mène chez lui. Chez lui, c’est une caravane en alu de 1957 si nos souvenirs sont bons, posée à côté d’une cabane, au milieu d’herbes folles. Nous avons passé une soirée sur le porche de cette cabane à discuter, puis il nous a laissés la caravane et a dormi dans la cabane.

Le lendemain, c’est Bethany, une copine de Ben, venue tout droit du Texas, qui nous a pris en charge. Elle nous a emmenés au « marché aux puces » version américaine. Il s’agit davantage d’un marché d’artisanat local. C’est beaucoup de bijoux, mais aussi d’épices et de bouffe en général. Après avoir dépensé quelques dollars, Bethany nous a emmenés faire un tour dans les montagnes, avec de jolies vues sur la plaine. Et pour finir la promenade, nous avons fait un tour sur Canyon Road, la rue des galeristes de Santa Fe (3° plus grande ville de commerce d’art des Etats-Unis) et dans le centre historique de la ville.

Le soir, Ben commençait le gardiennage  d’une villa d’un quartier bourgeois de la ville. Une maison immense, mais sans beaucoup de charme. Nous avons passé la soirée à manger du poulet façon mexicaine, à jouer aux cows-boys et aux indiens, et à barboter dans le jacuzzi (à côté du troisième salon de jardin).


Au passage, ceci n'a aucun rapport, mais quand même. Quelqu'un a-t-il une idée de ce que ça fait quand on ne change pas l'huile de moteur pendant 10000 km ? Parce que la voiture réclame, mais on ne sait pas faire.

Et puis autre chose, nous nous faisons censurer par Dailymotion quand on met de la musique qui ne nous appartient pas, et c'est pas très agréable vu le temps que ça nous prend de télécharger une vidéo. Donc, amis musiciens, s'il vous plaît, faites nous quelques bandes sons pour agrémenter nos vidéos.

Wapiti du Wagon du Western distingué

Albuquerque

Albuquerque nous a plongé en plein cœur du Nouveau Mexique par son architecture « adobe ». Mais si, vous savez, les murs rouges, avec un enduit qui fait que les murs sont pas droits. C’est vraiment très beau. Le vieux centre d’Albuquerque n’est fait que de ça. Et c’est pas du toc, comme on en voit sur les bâtiments plus récents. Bref, dans cette région du Nouveau Mexique, les bâtiments en « adobe » sont légions, et nous ne voyons désormais plus que ça.

Mis à part se promener dans la ville, nous n’y avons pas fait grand chose. L’ambiance était tout simplement plaisante.


Vos serviteurs distingués

Roswell

Un petit moment sans nouvelles de notre part. Rien de grave ne nous est arrivé. Nous sommes juste rattrapés par le voyage lui-même. Roswell a dépassé nos attentes. La ville est en effet pleine de martiens. Les objets détournés sont évidemment nombreux mais il n’y a pas que ça. Les lampadaires ont des yeux, des extraterrestres tagués vous observent, les humains communiquent par écrit et en langage martiens avec nos amis verts et les fast-foods leur souhaitent la bienvenue. L’International UFO Museum & Research Center ne nous a pas apportés les réponses que nous attendions. Les morceaux de soucoupes volantes seraient en fait des satellites de l’armée américaine pour détecter les armes nucléaires russes. Le projet étant top secret et l’armée ayant d’étonnantes capacités de créativité, la chose prit la tournure que tout le monde connaît. Le musée est bourré de trucs vraiment débiles. Des graphiques et cartes sont là pour nous prouver que seuls les américains voient des OVNI et qu’après l’histoire de Roswell ils auraient été aperçus de façon beaucoup plus importante. Moi, je n’ai aucun mal à admettre que les amerloques soient capables très facilement de délires collectifs, mais l’exposition nous prouvait qu’il y avait de quoi se poser des questions et flipper. Surtout que les ancêtres nous ont laissé des traces de mécanismes du futur (voir diaporama).


Cliquez sur l'image pour voir les détails

Le soir, on s’est fait une soirée ratatouille chez Jeff qui avait invité ses potes. La soirée fût sympathique. J’étais surtout très contente de pouvoir parler espagnol avec Priscilla dont les parents sont mexicains. On en appris encore des bien bonnes sur les américains.  Une amie de Jeff originaire d’Hawaï nous a raconté que lorsqu’elle a débarqué aux Etats Unis métropolitains, un texan lui a dit «  Welcome in America, buddy » ! Il paraît même que certains états-uniens pensent que le nouveau Mexique est une partie du Mexique et non des Etats Unis !

Uranus distingué (•¡ø}—ôÙ¬º φfiÌ∂‡‹◊∞≠)

jeudi 4 juin 2009

Sur la route de Roswell

Déambulation au Nouveau Mexique

Parce que nous sommes fiers, nous avons décidé que la géographie n’aurait pas raison de nous et que nous trouverions ce p.t… de site de Three Rivers Pétroglyphs. Les pétroglyphes sont la trace laissée par les indiens vieux d’il y a 5000 ans. Ce sont des représentations d’animaux, de personnes gravées dans la roche. En voici quelques images (vous comprendrez ici que nous avons vaincu).


Et après ça, suivant les conseils de l’unique client de notre ami glacier, nous sommes allés là.

Carrizozo


Un drôle de nom pour une ville pourtant pas tellement drôle. On s’y est retrouvé un peu par hasard. Pour la première fois depuis le début, on s’est plus ou moins perdu. Nous voulions voir les pétroglyphes mais fûmes incapables de mettre la main dessus. On a donc roulé, le destin nous conduisant sur les pas de Billy the Kid, à Lincoln. Les cartes américaines ont le don de vous indiquer par des gros points des villes constituées uniquement d’une rue de 100 mètres de longueur. C’est le cas de Lincoln. En tout cas, c’est une fois arrivés là bas qu’on a constaté qu’on s’était égaré. Qu’importe. Nous iront à Carrizozo voir la Vallée des Feux. Carrizozo est plus grande que Lincoln mais tout aussi morte. Un glacier seul en guise de commerce a pu nous faire la monnaie dont nous avions besoin pour le camping. Retour dans les années 50. Nous voici donc à planter la tente au milieu de roches volcaniques. Pas simple me direz vous. Impossible même. Nous avons donc posé des gros cailloux pour la retenir. Mais la force du vent nous a obligé à battre en retraite et à finir la nuit dans la voiture.

dimanche 31 mai 2009

Le Big Bend National Park

Notre séjour s’annonçait plutôt bien :



Heureusement pour notre survie, les seuls monstres rencontrés ressemblaient à ça.



Ca, c’était au milieu de ça.

Pour un désert, ça allait. La température était tout à fait presque supportable et notre super glacière a gardé nos aliments bien frais. On a dormi dans un camping où il y avait des toilettes et de l’eau potable. Bref, ça a été. Beaucoup de randonnées en voiture et/ou à pied. Superbe expérience. Conseillée sincèrement à tous ceux qui comptent un jour aller chez les amerloques.

Et puis, juste pour vous, un cours de cuisine, âmes sensibles s'abstenir.


Ton tonton tond ton tonton. Ton tonton est donc distinctement tondu.

vendredi 29 mai 2009

San Antonio, le retour

Nous voici quittant San Antonio pour aller dans le célèbre parc national de Big Bend. Nous avons été hébergés avant hier par une famille hyper texane. Il sont fous de musique country, blues, rock et texane. A eux 4, ils ont formé un groupe de musique familiale, ce qui, apparemment est assez répandu dans le coin. En plus de ça, Andreas, le papa, est dirlo de l’école Montessori de San Antonio. Bref, la famille était assez intrigante. Le soir, nous sommes allés dans un bar (vidéo). Nous qui avions prévu de rester finalement 2 jours dans cette ville pour gagner du temps et rallonger notre périple vers l’Ouest, us voilà appelés à rester le lendemain soir car une fête, nous dit-on, sera organisée le mercredi chez eux et on ne doit pas manquer ça. On décide donc de rester et après une visite dans l’école d’Andreas et quelques heures de déambulation dans la ville et dans des parcs, on se retrouve au milieu de guitaristes, chanteurs, harmonicistes (re-vidéo)… Victor s’y est mis lui aussi. Il a tapé sur un djembé le temps de 2 chansons. C’était vraiment une soirée géniale. On en gardera des souvenirs plein la tête.


Désolé, la conversion l'a rendue floue


Et aujourd’hui, ah, aujourd’hui…On se rapproche du désert. Tout se fait petit à petit de plus en plus rare. Du coup, on a opté pour racheter une glacière de plus  pour faire des réserves. Sur la route, on s’est arrêté à Langtry, la ville du juge Roy Bean. Pour ceux, qui comme moi ont lu Lucky Luke dans leur jeunesse, il s’agit du personnage clé de la bd « Le Juge ». C’était émouvant de voir en vrai son tribunal, saloon et des photos de son ours.

Sinon, les photos qui suivent seront sans doute pas mal, parce que là où on est, c’est pas mal. Ca cartonne même.


Salutations distinguées

mardi 26 mai 2009

San Antonio

Nous sommes donc arrives ici hier. La ville me plait bien. Elle a des senteurs mexicaines : la ville est pleine de mexicanos, de produits mexicains et de vrais restos mexicains. C'est parce qu'on s'approche de la frontiere. Cette nuit nous avons dormi chez Dale et Stacey. Ils sont fous d'espace, de fusees, de soucoupes volantes et tout ca. Ils font des lampes, des veilleuses, des bijoux, des miroirs autour de ce theme et vivent de ca. Leur maison est une ancienne epicerie. Elle a pas mal de cachet. On a pas grand chose a vous montrer de la ville pour l'instant mais on y reste encore un peu et on compte bien faire des photos aujourd'hui. Donc, excusez pour le manque de matiere de ces derniers articles, on vous promet de nous reprendre en main!

Rototo distingue !

Dodge Avenger

Voici donc notre véhicule. Une Dodge Avenger SXT (je ne sais absolument pas pourquoi SXT mais dit comme ça, ça claque). Automatique forcément. C’est une conduite un peu spéciale, on aurait parfois envie de rétrograder ou de passer une vitesse, mais cela reste dans l’ensemble agréable. Tout comme le régulateur de vitesse. Nous avons mis quelques heures à en comprendre le fonctionnement et les subtilités, mais désormais, c’est un vrai bonheur.
Elle sonne comme une américaine, design sonore très plaisant, excepté le coup de klaxon à la fermeture des portes, très étrange.

Bref, nous voilà aux commandes d’une grosse berline. Malgré tout, je pense que nous passons inaperçus sur les routes, entre les 4x4, les pick-ups et les camions (pas si gigantesques que ça au passage).
Les routes sont larges, mais généralement les limitations de vitesse restent très basses (souvent 90 km/h sur des trois ou quatre voies). Les routes les plus rapides que nous ayons empruntées nous permettaient de rouler à 105 km/h, ce qui demeure relativement faible à la vue du nombre de kilomètres qu’il nous reste à faire.
Je ne sais pas si tout ça vous intéresse, mais il s’agit là de notre petite maison pour deux mois, il convenait donc d’en faire mention sur ce blog.


Que de distinction !

Galveston

Galveston, oh, Galveston. Encore une ville que nous avions note sur le cahier sans plus trop nous rappeler le pourquoi du comment... Pas grand chose a en dire du coup. Quelques maisons etaient en assez mauvais etat apres le passage d'un ouragan. Ca c'etait impressionnant. Apres ce court passage dans la ville, on est parti en direction de Gonzales pour camper, puis de la, on est parti pour San Antonio. (desole pour le manque d'accent & co, mais nous vous envoyons tout ca depuis un ordinateur americain et sommes du coup limite dans les touches...)

Poutous distingues

dimanche 24 mai 2009

Allô la France, ici Houston !

Hier, après une grasse mat’ de fou, nous sommes partis pour Houston où nous sommes arrivés en fin de journée.

C’est une ville très chouette. Aujourd’hui nous partons pour Galveston (tous à vos cartes).

Le Texas a l’air d’offrir des espaces immenses et beaux qui n’attendent plus que nous.

Ornithorynque distingué

Lafayette

Nous avons passé une nuit en motel à Lafayette (extrait vidéo Anachronisme), puis sommes allés à la rencontre de l’histoire des Acadiens.

Victor raconte : « En fait les français ont fuit leur pays natal pour des raisons qu’on ne saurait dire et sont allés en Acadie (Nouvelle Ecosse actuelle, située au Canada). Sur la route beaucoup de morts (nous sommes au début du 18ème siècle). La couronne britannique envia rapidement ce que les 50 familles françaises arrivées à bon port avaient créé : un petit paradis agricole. En 1755 : Le Grand Dérangement. Les français, en minorité face aux anglais, sont déportés. D’abord, les hommes sont séparés de leurs femmes et leurs petiots, puis tous sont renvoyés vers la France et l’Angleterre. Ils sont rejetés de partout (les français refusent de les reconnaître en tant que français). Ils pleurent. Par la suite, les français (qui accusent officiellement les anglais de génocide)se disent : on a une colonie à exploiter, exploitons la. Et c’est ainsi qu’à la fin du 18ème siècle, les Acadiens se retrouvent à migrer vers la Louisiane. » Inutile de préciser que Victor a dormi une bonne partie du film.

Puis, nous nous sommes promenés dans Lafayette. Sur la Place Sans Souci, se trouve un monument qui a attiré notre attention. Je vous propose d’en regarder quelques clichés en essayant de trouver la signification. Attention la réponse se trouve sur la fin du diaporama.

Maintenant que vous savez de quoi il s’agit, quelques petites explications complémentaires, par votre même guide. Ces deux poutres rouillées ont été extraites de Ground Zero telles qu’elles  l’étaient après l’attaque. Elles symbolisent donc les tours jumelles, à l’échele 1/100. L’orientation est la même. Des petites pancartes indiquent l’heure à laquelle les avions se sont lamentablement vautrés dans les tours, et à quelle heure ces mêmes tours se sont à leur tour lamentablement vautrées. Ces poutres sont dressées sur un pentagone en béton, symbole, vous l’aurez deviné, du Pentagone de Washington, lui aussi touché par une attaque. Encore une fois, échelle 1/100 et même orientation. Vous pouvez même voir sur la photo d’ensemble, l’endroit où l’avion s’est écrasé, symbolisé par une marque dans le béton (avec les graviers).


Le reste de la ville est globalement vide. On n’y voit personnes, l’ambiance est pesante. Comme partout ailleurs aux Etats-Unis, on voit sur les portes d’entrées des magasins, bars et autres la liste des obligations et interdictions, ce qui nous donne toujours une envie folle d’y pénétrer. Quelques beaux bâtiments, mais globalement, nous n’avons pas très envie de traîner.

Ensuite, nous sommes allés rejoindre Kyle et Erin, nos couch surfeurs. Erin, nous ne l’avons vue que le lendemain matin parce qu’elle s’était fait piquer de partout par des abeilles le jour même. Nous sommes donc allés boire un coup puis manger indien avec Kyle. 


Nations Unies

vendredi 22 mai 2009

Le Bayou

Le bayou c’est chouette. On s’est fait prendre au piège des visites en bateau. Mais on ne le regrette pas. Ce n’était pas une visite en Airboat, ni une pêche ou chasse organisée, mais une visite rien que pour nous deux du bayou La Fourche avec Capitaine Roland, un cajun. Les véritables cajuns parlent français, mais un français bizarre.
Roland nous a donc expliqué la vie du Bayou, qui mangeait qui, comment les arbres poussaient, comment on pêchait les alligators, et autres points essentiels.
Les alligators sont semi-sauvages et complètement cons, c’est-à-dire qu’ils sont tellement fans de chamallows qu’il suffit d’en jeter quelques-uns dans l’eau pour qu’ils s’approchent.
Les tortues sont beaucoup moins idiotes, il est difficile d’en prendre en photo, tellement elles se jettent dans l’eau super vite.


Après ce tour en bateau, nous avons suivi les indications de notre cahier de route, et nous sommes donc dirigés vers l’île d’Avery. Qu’est-ce ? Nous l’avons appris sur place, après avoir payé 1$ de frais d’entrée (nous ne savons toujours pas pourquoi). Sur l’île d’Avery, qui n’est pas une île, ils fabriquent LE Tabasco.

Moult galegeades

La Nouvelle-Orléans



C’est une ville plus européenne que n’importe quelle ville européenne. En fait c’est la première ville états unienne que l’on croise à avoir un vrai centre ville. Sinon, bars, restaurants, casinos, magasins se trouvent en banlieue dans des zones que l’on pourrait comparer à Trignac à St Nazaire ou à la zone de l’Ecuyère pour les Choletais. À la sortie des bars, dans une surface de 20m de longueur, on croise aussi bien des junkies que des soixantenaires bedonnants. C’est une ville éclectique où il fait bon de marcher. La musique sonne de partout.

Les loyers en Louisiane ont doublé et la vie y est nettement plus chère (surtout dans le sud) depuis le passage de Katrina. Ca, c’est Bonnie, notre première couch surfeuse qui nous l’a dit. Mais pour relancer la vie économique de la région, la ville propose un tour en car qui montre les maisons et bâtiments détruits par l’ouragan. Les américains savent comment faire pour transformer un drame naturel en attraction touristique. Nous avons passé notre deuxième nuit chez Alex, un mec fou de France qui compte bien y vivre un jour. La soirée chez lui fut pleine de bavardages et de comparaisons entre nos deux pays.

 

Love